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SIDA 2006 Quand le VIH se pointe à la porte Comment les médicaments mènent la vie dure au virus.
1. Les inhibiteurs de l’entrée Mode d’action : Ils font en sorte que le VIH ait de la difficulté à s’accrocher aux cellules et à les pénétrer. Ceux que vous connaissez : le T-20; Nouveaux joueurs : le maraviroc, le vicriviroc, le TNX-355; Détails :
2. Les inhibiteurs de la transcriptase inverse Mode d’action : Ils bloquent la transcriptase inverse virale de sorte à empêcher la conversion de l’ARN viral (acide ribonucléique) en ADN. Imaginez que la transcriptase inverse est un interprète — sans elle, le langage de l’ARN n’est pas traduit en langage ADN, donc la cellule CD4+ ne peut être obligée de faire le travail du virus. Il en existe deux classes : les INTI et les INNTI; Ceux que vous connaissez : INTI – AZT, ddI, 3TC, d4T, FTC, abacavir, ténofovir; INNTI – névirapine, delavirdine, efavirenz; Nouveaux joueurs : Atripla, le TMC125; Détails :
3. Les inhibiteurs de l’intégrase Mode d’action : Ils bloquent l’intégrase pour que le virus ne puisse insérer (intégrer) son matériel génétique de façon permanente dans l’ADN de la cellule; faute d’intégration, le virus ne peut se répliquer; Ceux que vous connaissez : Aucun n’est homologué à l’heure actuelle, ni au Canada ni ailleurs; Nouveaux joueurs : le MK-0518; Détails : Vanté par plusieurs comme la star du SIDA 2006, le MK-0518 (Merck-Frosst) a fait sensation lorsqu’on a présenté les bons résultats obtenus chez des patients jamais traités, ce qui veut dire qu’on pourrait s’en servir un jour comme traitement de première intention. 4. Les inhibiteurs de la protéase Mode d’action : Ils mettent des bâtons dans les roues de la protéase, de sorte que cette enzyme ne peut jouer son rôle, qui consiste à couper un long brin de protéine en plusieurs morceaux plus petits pour qu’ils soient ensuite rassemblés pour former une autre particule du VIH. Imaginez que la protéase est une paire de ciseaux qui coupe une longue ficelle en plusieurs morceaux avant que ces derniers soient liés les uns aux autres pour faire un filet; Ceux que vous connaissez : amprénavir, atazanavir, fosamprénavir, indinavir, lopinavir, nelfinavir, ritonavir, saquinavir, tipranavir; Nouveaux joueurs : darunavir, brécanavir; Détails :
5. Les inhibiteurs de la maturation Mode d’action : Lors de la maturation du virus, soit la dernière étape de la réplication virale, tous les matériaux nécessaires à la fabrication de nouveaux virus sont réunis et assemblés. Les inhibiteurs de la maturation interfèrent avec cet assemblage et les virus défectueux sont incapables d’aller infecter d’autres cellules; Ceux que vous connaissez : Aucun n’est approuvé à l’heure actuelle, ni au Canada ni ailleurs; Nouveaux joueurs : le bévirimat; Détails :
Un regard plus étroit aux antagonistes du CCR5 Les antagonistes du CCR5 maraviroc et vicriviroc ont attiré beaucoup d’attention au SIDA 2006. Le CCR5 est une des protéines situées sur la surface extérieure des cellules CD4+. Pour entrer dans une cellule, le VIH doit d’abord s’attacher aux poignées (ou corécepteurs) présentes sur la surface de la cellule. Le CCR5 est un de ces corécepteurs. En tant qu’antagonistes, le vicriviroc et le maraviroc bloquent l’interaction entre le VIH et le CCR5, ce qui veut dire que le VIH est incapable de saisir les poignées de la cellule et de se faufiler vers l’intérieur de celle-ci. Les antagonistes du CCR5 ciblent une partie de la cellule CD4+ et non une partie du VIH lui-même, comme c’est le cas de la plupart des autres antirétroviraux. Cette différence pourrait donner lieu à des effets secondaires inattendus parce que le CCR5 pourrait également être utilisé par la cellule CD4+ dans l’exercice de ses fonctions dans le système immunitaire. Illustrations : Moe Asem
Toute décision concernant un traitement médical particulier devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé qualifié(e) qui a une expérience des maladies liées au VIH et des traitements en question. POUR EN SAVOIR PLUS La production de ce site Web a été rendue possible grâce à une contribution de l'Agence de santé publique du Canada. |
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