|
Infections, bibittes et germes… quelle horreur! Larks Lands nous aide à éviter les infections et à stimuler notre immunité en même temps
Les personnes qui ne prennent pas de traitement antirétroviral ne sont pas les seules à devoir se préoccuper à cet égard. Bien que l’activation du VIH soit plus importante chez les personnes non traitées, même les patients en multithérapie qui ont une charge virale indécelable risquent d’avoir des problèmes. Selon le Dr Fauci, bien que la multithérapie diminue habituellement l’activation du VIH que peut déclencher une infection secondaire, vos médicaments risquent de supprimer moins efficacement le VIH si le système immunitaire doit travailler plus fort pour combattre cette autre infection. Ainsi, la prévention (dans la mesure du possible) ou le traitement rapide des infections peut aider la multithérapie à maintenir la suppression du VIH. Quelles infections sont les plus inquiétantes? De façon générale, les infections les plus susceptibles de stimuler la réplication du VIH sont celles qui provoquent des symptômes systémiques (qui touchent tout le corps), y compris fièvre, douleurs musculaires, fatigue et malaise général. Il s’agit des symptômes caractéristiques d’un rhume, d’une grippe ou d’une sinusite. L’apparition de ces symptômes indique que l’activation de votre système immunitaire dure depuis assez longtemps pour avoir augmenté l’activité du VIH. Voilà quelques raisons pour lesquelles il est important de prévenir les infections et de les soigner dès qu’elles se déclarent. Dans les sections suivantes, vous trouverez des conseils pour vous aider à éviter quatre infections courantes qui sont susceptibles d’activer le VIH, soit le rhume, la grippe, la sinusite et l’hépatite. Le rhume et la grippe Douleur généralisée, fièvre, écoulement nasal, toux et malaise : vous avez sans doute éprouvé ces symptômes lors de votre dernier rhume ou de votre dernière grippe. La grippe peut aussi conduire à la pneumonie, et le risque à cet égard est plus grand chez les gens dont l’immunité est faible. Pire encore, une infection secondaire peut stresser le système immunitaire et risque d’activer le VIH. Voici ce que vous pouvez faire pour éviter ou détruire ces méchantes bibittes. Si vous vous apercevez que vous attrapez des rhumes ou des grippes plus souvent que d’habitude, prévenez-en votre médecin. Prévention : Pour commencer, suivez les conseils de votre mère : « Lavez-vous les mains et adoptez de bonnes habitudes hygiéniques », affirme le Dr Curtis Cooper de l’Hôpital d’Ottawa. En effet, les recherches montrent qu’en ce qui concerne la transmission du rhume et de la grippe, le facteur le plus important réside dans le contact avec des surfaces contaminées. Un exemple classique : on saisit une poignée de porte que vient de toucher une personne après d’être mouchée. Son rhume deviendra le vôtre dès que vous vous toucherez les yeux, la bouche ou le nez.
Conseils de traitement : Reposez-vous, buvez beaucoup de liquides et prenez un médicament contre la fièvre pour un rhume ou une grippe (et essayez la recette pour ma fameuse soupe au poulet qui se trouve dans le numéro du printemps / été 2003 de Vision positive !). Pour la grippe, il existe un médicament livré sur ordonnance appelé TAMIFLU (phosphate d’oseltamivir) qui pourrait faire fuir la maladie plus rapidement. On devrait commencer à le prendre dans les deux jours suivant l’apparition des symptômes. Il existe aussi des thérapies complémentaires qui font beaucoup d’adeptes. Certaines de celles-ci n’ont pas été mises à l’essai chez des PVVIH, donc il est difficile d’en connaître l’efficacité ou de prévoir d’éventuelles interactions médicamenteuses. Comme c’est le cas de plusieurs remèdes naturels, il vaut mieux les prendre sous la surveillance d’un naturopathe ou d’un praticien qui a de l’expérience du traitement du VIH.
Problèmes de sinus Vous avez mal au visage, votre nez laisse échapper un liquide verdâtre et visqueux et vous avez affreusement mal à la tête — la journée commence bien, hein? Pour plusieurs PVVIH, cette combinaison dégueulasse annonce trop souvent une sinusite, soit une inflammation des sinus. De plus, ces symptômes sont vraisemblablement indicateurs de l’activation du VIH. Une sinusite aiguë est habituellement le résultat d’une infection bactérienne, virale ou fongique. Les problèmes de sinus chroniques peuvent être attribuables à des allergies, mais ils sont aussi souvent le résultat d’infections persistantes. Souvent, les sinusites reviennent plus fréquemment et durent plus longtemps chez les personnes au système immunitaire affaibli. Par le passé, on attribuait le plus souvent les sinusites à des bactéries. Cependant, de récentes recherches menées à la Clinique Mayo portent à croire que les vrais coupables sont probablement des champignons dans la plupart des cas. L’air regorge de spores fongiques que nous finissons par inhaler. Cela ne provoque aucun problème chez la plupart des gens, mais chez les gens très sensibles elles déclenchent une réponse immunitaire excessive qui entraîne les symptômes typiques. Les allergies, qu’elles soient saisonnières ou autres (poussières, moisissures, etc.), contribuent aux problèmes de sinus chez beaucoup de gens. Lorsque des allergies sont en cause, les symptômes les plus courants comprennent la production de mucus liquide, des éternuements, une respiration sifflante, des démangeaisons nasales ou oculaires, des maux de tête et une enflure des membranes nasales. Prévention : Si vous soupçonnez que des allergies sont à l’origine de vos problèmes, renseignez-vous sur les tests de dépistage des allergies auprès de votre médecin et entamez une série d’injections de désensibilisation, si nécessaire. Certaines personnes ont des réserves quant à l’utilisation de ces injections chez les personnes dont le virus n’est pas maîtrisée (en raison du risque d’activation du VIH), et il se peut qu’elles ne soient pas efficaces chez les gens dont la fonction immunitaire est gravement compromise (faible nombre de cellules CD4+). Pour atténuer les risques associés aux pollens, aux poussières, aux moisissures et aux autres allergènes inhalés, gardez votre maison aussi propre que possible. Les filtres à air peuvent être utiles. Conseils de traitement : Les spécialistes recommandent un diagnostic minutieux afin de déterminer la cause de vos symptômes. Cela peut comprendre une endoscopie nasale et un examen tomodensitométrique des sinus.
Virus de l’hépatite Les virus de l’hépatite A, B et C provoquent des infections beaucoup plus redoutables. Chacun de ces virus peut également activer le VIH et provoquer de graves symptômes. L’hépatite B et l’hépatite C risquent toutes deux de devenir des infections chroniques chez certaines personnes et peuvent entraîner de graves problèmes de foie. L’hépatite A n’est pas une infection chronique, mais les PVVIH peuvent mettre beaucoup de temps à s’en remettre. Bien que l’hépatite A soit beaucoup moins courante en Amérique du Nord que dans les pays en voie de développement, elle demeure une possibilité, notamment lorsque des aliments potentiellement dangereux sont consommés. Prévention : « Il est très important de déterminer si les gens ont une immunité contre les hépatite A et B, d’insister le Curtis Cooper de l’Hôpital d’Ottawa. Nous effectuons toujours des tests et recommandons les vaccins contre l’hépatite A et l’hépatite B ». Il existe deux vaccins contre l’hépatite A : Havrix et Vaqta. Les deux doivent être administrés en deux injections, habituellement à six mois d’intervalle. Il existe aussi deux vaccins contre l’hépatite B : Recombivax hb et Engerix-B. Ces derniers doivent être administrés en trois injections sur une période de six mois. Un vaccin combiné (Twinrix) est également disponible; il est également administré en trois injections sur une période de six mois. Comme les PVVIH qui en sont à un stade d’immunosuppression avancé sont susceptibles de ne pas profiter de ces vaccins, il vaut mieux les administrer, dans la mesure du possible, lorsque le nombre de cellules CD4+ est élevé. Si vous croyez avoir été exposé récemment à l’hépatite B, ces vaccins peuvent s’avérer très utiles, ainsi qu’une injection d’immunoglobuline. Un autre outil de prévention consiste à éviter l’exposition aux virus responsables de l’hépatite. Le virus de l’hépatite A se trouve dans les matières fécales des personnes infectées. La transmission peut avoir lieu comme suit :
L’hépatite B se transmet lors des activités qui impliquent un contact avec le sang ou les liquides dérivés du sang. En matière de prévention, la meilleure approche consiste à essayer d’avoir des relations sexuelles sécuritaires et à éviter le partage du matériel d’injection de drogues. L’hépatite B peut aussi se transmettre si vous utilisez des articles qui risquent d’avoir été contaminés par le sang d’une autre personne, y compris rasoirs, brosses à dents et aiguilles pour le perçage et le tatouage. L’hépatite C se transmet principalement par l’échange du sang, donc le partage du matériel d’injection est très risqué. Si vous vous faites percer ou tatouer, évitez les aiguilles potentiellement contaminées et pratiquez le sécurisexe. Conseils de traitement : Dans le cas d’une hépatite aiguë, peu importe le virus responsable, voici ce qu’il faut faire : se reposer au lit, boire beaucoup de liquides et, si nécessaire, prendre des analgésiques en vente libre. D’autres médicaments sont parfois utilisés pour le traitement des infections chroniques à l’hépatite B (interféron, 3TC ou adéfovir) ou C (interféron avec ribavirine). Les naturopathes recommandent aux personnes atteintes d’hépatite de fortifier leur foie à l’aide de nutriments comme l’acide alpha-lipoïque et la N-acétyl-cystéine (NAC), lesquels font augmenter le taux de glutathion, un antioxydant qui protège le foie. Ils recommandent aussi des plantes médicinales susceptibles de protéger le foie, telle la silymarine (extrait de chardon Marie). Dans ce monde plein de méchantes bestioles, c’est nous contre elles. Cependant, si on connaît son ennemi, on peut apprendre à le combattre et à le vaincre afin de rester en pleine forme. Illustration : Beverly Deutsch
Toute décision concernant un traitement médical particulier devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé qualifié(e) qui a une expérience des maladies liées au VIH et des traitements en question. POUR EN SAVOIR PLUS La production de ce site Web a été rendue possible grâce à une contribution de l'Agence de santé publique du Canada. |
|