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POÉSIE VIH-Ruse
Entre mes doigts, un fin pinceau; la douleur et la maladie se métamorphosent en un amalgame de couleurs et de formes réconfortantes. Des toiles peintes d’agonie sur les murs de l’espoir me ressucitent. Elles sont le reflet de tout ce qui meurt en moi : la jeunesse, la santé, la sensualité, l’érotisme, l’apparence, l’indépendance… Mourir à tant d’univers et rester vivante… La création est mon seul espoir, l’art ma révolte; ma technique la délivrance. Quand on vit dans la peur, les préjugés, les chuchotements, les menaces, les silences, le rejet, le mépris, la honte et l’exclusion… Quand les salles d’attente débordées, les urgences engorgées, les trithérapies, les effets secondaires, les douleurs sont routines, quand on doit étouffer nos cris de rage et nos pleurs d’impuissance, quand le tabou persiste, quand l’ignorance assassine, quand l’amour tue… Nous ne sommes plus des femmes, des hommes ou des personnes atteintes, mais des survivantes… des survivants… Aujourd’hui âgée de 23 ans, Shayo Nobert a appris sa séropositivité en 1994. Depuis lors, elle a participé à plusieurs actions dans le cadre de la lutte contre le sida et la toxicomanie au Portugal et en France, et a pris part à différents événements organisés par le Provincetown AIDS support group. Depuis deux ans, elle s’implique dans différents organismes de Montréal tout en étudiant les arts visuels à l’UQÀM. Photographie : Isabelle Vanasse
Toute décision concernant un traitement médical particulier devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé qualifié(e) qui a une expérience des maladies liées au VIH et des traitements en question. POUR EN SAVOIR PLUS La production de ce site Web a été rendue possible grâce à une contribution de l'Agence de santé publique du Canada. |
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